L'actualité des concerts et de Love Live Music



La première étude des musiques électroniques en France

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"On a découvert, avec un peu de stupeur, qu’il n’y avait jamais eu d’étude, en tant que telle, qui appréhende vraiment la globalité du secteur", explique Jean-Noël Tronc, directeur général de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). De cette remarque naît la première étude concrète du marché économique des musiques électroniques en France. 

La musique électronique, dans son ensemble, est en pleine montée, et la techno est de plus en plus écoutée et répandue. C'est également à cause de cette montée en puissance que le besoin d'une étude concrète s'est fait ressentir. Un besoin d'identifier le marché économique, pour répondre au mieux à ses attentes, et identifier les différents objectifs à atteindre. 

Les musiques électroniques : de quoi parle-t-on ?

Les musiques électroniques engendrent 416 millions d’euros HT, ce qui représente 17 % du marché des musiques actuelles. Parmi ce total, la techno/house représente à elle seule 98 millions d’euros. 

"Elles englobent de nombreux genres et d’innombrables sous-genres", cite l’étude, mais le secteur techno/house a été séparé de l’ensemble, pour plus de précisions. 

Par musique électronique, entendez "musique soumise à des traitements électroniques comme centre à la fois du processus, et de la finalité créative". La distinction a été faite entre les deux segments « distincts, voire antagonistes: la techno/house d’un côté, la dance music plus mainstream de l’autre. » 

La séparation dance et techno : Deux stratégies de diffusion différentes 

La dance music engendre plus de revenus en étant diffusée à la radio ou en « boite », mais compte peu de live.  

Au contraire, la techno/house privilégie le live, en clubs et en festivals. Il faut bien faire la différence entre "discothèque généralisée" ou "boite" et "club techno" : les deux premiers investissent la danse music, le dernier se revendique purement techno/house. "La proportion d’établissements de techno/house ayant une capacité égale ou supérieure à 1 000 personnes est deux fois plus importante que celle des établissements de nuit en général". Cependant, ce secteur ne diffuse presque pas dans les médias, ni dans les discothèques généralistes.  

L'importance du live en techno

La majorité des revenus de la techno provient des clubs avec 57 millions d’euros, et des festivals, avec 34 millions de revenus.

La consolidation des festivals et des clubs pour en faire un terrain de développement adéquat aux « artistes de demain. » est donc l'un des enjeux principaux pour ce genre musical.

Les festivals techno/house sont principalement répartis sur trois régions : Île-de-France, Occitane et Paca. La région Auvergne-Rhône-Alpes, moins servie que les trois précédentes, est cependant saluée pour accueillir, chaque année, les Nuits Sonores. 

La majorité des festivals (80 %) se déroulent à la belle saison, au printemps ou en été.

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Le poids du vinyle

Il sort de l’étude que le vinyle est surtout important pour la techno et la house. Il représente 5 % des ventes de supports physiques pour les musiques actuelles, alors que pour les musiques électroniques (tous genres), la vente de vinyle représente 12 % du marché des supports physiques. En focalisant sur la techno/house, le vinyle devient le pilier du secteur physique avec 75 % des ventes. 

L’amour entre la techno et les vinyles n’est donc pas une légende urbaine. "Il y a le côté collection, avec les vinyles. Et la majorité des DJ techno les utilisent pour mixer. D’où les 75 %", explique Léa Desbois, de l'Ultimae Record Shop (Lyon 2e).  


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Une multitude de collectifs

De plus en plus de collectifs émergent pour soutenir la diffusion de ce genre musical. Selon l’étude, les "digital natives" sont en cause : Ils modifient, par leur façon de consommer la musique, la "chaîne de production, de promotion et de distribution". 

Le gros changement s’opère surtout sur la façon de diffuser : il y a de moins en moins d’intermédiaires entre un artiste et son public, voire aucun. L’artiste n’a qu’à poster son morceau terminé sur différents réseaux sociaux.   

Des collectifs sont donc désormais présents aux quatre coins de France : Montpellier, Brest, Paris, Strasbourg, Lyon.


Les perspectives pour les musiques électroniques

La conférence se veut optimiste : «  la prise de pouvoir des digital natives offre pour la première fois dans ce nouveau millénaire des perspectives optimistes aux sociétés modernes. Les musiques électroniques en sont peut-être le meilleur vecteur. »

Les différents objectifs apparaissent : "harmoniser et pérenniser le tissu national des festivals et des clubs", qui aident les artistes à se développer et se faire connaître. Les différents acteurs se focaliseront également sur les nouveaux modes de diffusion"les nouvelles s'améliorent sur ce front", indique l'étude, mais ne sont pas encore aussi optimistes qu'il le faudrait. 
Autres objectifs : "une meilleure reconnaissance des oeuvres et de leur rémunération".  Plus de partenariat, autant au niveau des oeuvres que du live : de la "consommation collaborative". Rien d'impossible, affaire à suivre. 

Pour en savoir plus n'hésitez pas à regarder la conférence de presse organisée par la SACEM lors du MaMA Festival pour présenter les résultats ! Et l'entièreté de l'étude, juste ici.





Source Image : Wikipedia

Devenez dénicheur d'artistes chez Sony Music !

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Si vous êtes comme nous d'avides découvreurs de talents musicaux et que vous avez envie d'en faire votre métier, alors ne bougez pas ! 

A partir du 1er Décembre 2016, vous aurez la possibilité de décrocher un CDI dans la direction artistique de Sony Music Entertainment France grâce à la Sony Music Talent Factory.

Comment ça marche :

Lancée en partenariat avec le Crédit Mutuel le 14 Octobre dernier lors du MaMA Festival, la Sony Music Talent Factory s’organisera en quatre temps :

  • 1er Décembre 2016 - 15 Janvier 2017 : Ouverture de la plateforme de recrutement  pour le dépôt des candidatures (une vidéo de 60 secondes sur votre vision du métier)
  • Février - Mars 2017  : présélection de 100 candidats par un comité de professionnels des ressources humaines et de la direction artistique de Sony Music qui devront réaliser une seconde vidéo, plus longue
  • Avril 2017 : Le même jury sélectionnera ensuite 12 candidats pour une masterclass d’une journée à Paris, chez Sony Music Entertainment France
  • Mai 2017 : 6 candidats seront ensuite sélectionnés et partiront s'immerger dans les différentes filiales de Sony Music Entertainment, à Berlin, Londres et New York
  • Juin 2017 : sélection des 3 candidats qui seront recrutés à partir de Juin 2017 !

Quel est le travail du Directeur Artistique ?

Chez Sony Music comme chez toutes les maisons de disques et labels, les équipes artistiques sont un élément clé du développement des structures (et des artistes !)

Ce sont eux qui :
  • sont à l'écoute des tendances de l'industrie musicale et du public
  • ont à la fois une oreille musicale et un sens business pour identifier les artistes en devenir les plus porteurs
  • établissent un relationnel étroit avec les autres acteurs de l'industrie de la musique (managers, producteurs, musiciens, artistes, auteurs, compositeurs, éditeurs...)
  • sont au coeur du développement du répertoire de la structure pour laquelle ils travaillent

Pourquoi avoir lancé ce programme ?

« Nos métiers de recrutement dans le monde de la musique ont dû également s’adapter à la mutation du secteur. Ce programme en est bien l’illustration. Il n’y a pas aujourd’hui de formation pour le métier méconnu de directeur artistique. L’un des objectifs de la Sony Music Talent Factory est de le faire connaître au plus grand nombre et de faire naître des vocations », indique Claude Monnier, directeur des ressources humaines de Sony Music Entertainment France pour News Tank.

Toutes les informations sont sur le site de la Sony Music Talent Factory !

[Actu] Alive2017 : Daft Punk joue avec nos nerfs

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Quoi ? Que vois-je ? Un mystérieux site web tout simplement nommé "Alive2017" a fait son apparition sur la toile... Info ou Intox ? Peut-on espérer revoir les Daft Punk sur scène en 2017 ?

Parce que nous en avons assez de faire vivre à notre petit cœur les montagnes russes de ce suspens, nous avons décidé de faire le point sur la probabilité de ce comeback.

Bon, c'est quoi encore ces histoires ?

Un site web intrigant a fait son apparition ces derniers jours : www.alive2017.com. Sur le site ? Un simple fond noir avec le mot "Alive" écrit en blanc. Pas beaucoup d'infos à en tirer donc à première vue, mais qui a suffit à relancer la machine à rumeurs.


En dehors de la série de dates en "7" (leurs tournées "Alive" ont eu lieu en 1997 puis en 2007) sur laquelle les fans misent depuis plusieurs années, les rumeurs sur un come-back de Daft Punk en 2017 ont d'abord été réanimées il y a quelques semaines par une page sur le site du festival américain Lollapalooza qui a lieu à Chicago.

Comme le remarque un utilisateur de Reddit, le site du festival dispose d’une page artiste "secrète" dédiée aux Daft Punk.  La première réaction est : normal, ils y ont joué en 2007, c'est un résidu de cette précédente édition du festival. Sauf que des Redditeurs ayant beaucoup de temps devant eux très dévoués ont prouvé que non, il s'agit bien d'une page créé après 2007, qui plus est... en Février 2016 ! WHAT ? Et c'est parti pour les rumeurs : Glastonbury 2017, Coachella 2017...

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La fameuse page secrète
Il faut dire aussi que la récente sortie du duo "Starboy" entre le chanteur super hype du moment The Weeknd et les Daft Punk confirme aussi qu'ils ne sont pas en train de se la couler douce...

Mais alors c'est vrai ?

D'après Pitchfork.com et Consequence of Sound (tout de même deux références en matière de musique) toutes ces rumeurs sont fausses :
Pitchfork can confirm that the robots currently have no shows planned for the near future (Pitchfork.com) 
Daft Punk will not tour in 2017 : Rumors of the duo's live return are greatly exaggerated (Consequence of Sound)
 C'est clair ?

Mais... tout ceci c'était avant l'apparition de ce fameux site web. Si on regarde d'un peu plus près, il semblerait que le site cache une série d'indices.

D'après des utilisateurs de Reddit (encore eux) et de Tumblr, on peut retrouver dans le code source :
  • les coordonnées des villes de Paris, Los Angeles, Londres, New York, Tokyo, Sao Paulo, Ibiza et Indio (la ville où se déroule Coachella) à gauche sur l'image ci-dessous
  • les coordonnées de la galaxie Andromède à droite (RA 0h 42m 44s Dec 41 16 9) - pourquoi pas
  • la partie de code en bas à droite "//SHEP LOGGED OUT" ferait référence à Shep, l'un des personnages du film musical de Daft Punk "Interstella 5555"
  • un compte à rebours caché, illustré par la phrase "WAKE DATE 2016-10-27" ("Date de réveil 27 Octobre 2016") soit un mois pile après la mise en ligne du site

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Le fameux extrait du code source de la page

Cependant d'après ces mêmes redditeurs, le code source de la page est un peu trop louche pour constituer une source sûre. Dommage... Du coup on se remonte le moral avec l'avis de Mitchell Leib (ne pas confondre avec Michel Leeb), qui gère toutes les musiques et bandes originales de Disney et qui a donc travaillé avec Daft Punk pour la bande originale de Tron: L'Héritage :
« Ils n’ont pas fait de tournée pour Random Access Memories, pourtant album de l’année à sa sortie. Ils planifient toujours quelque chose de plus grand, à l’heure qu’il est, vous pouvez le parier, ils préparent quelque chose d’énorme pour leur prochain coup ».

Il ne nous reste qu'à vous donner rendez-vous le 27 Octobre pour savoir ce qui se trame derrière ce site web...



Sources : Pitchfork.com, Dancing Astronaut, GreenroomConsequence of Sound, Ohmydisney, Genius, NME

[Start-up] GuestMe vous emmène en concert en illimité !

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Préparez-vous à voir vos habitudes de concert chamboulées : GuestMe arrive avec un abonnement concert illimité !

GuestMe est un tout nouvel abonnement qui permet d’accéder en illimité à une sélection d’événements et de concerts pour 33 euros par mois sans engagement.

Comment ça marche ?

Pour 33€ par mois donc (60€ pour pouvoir y aller à deux), chaque abonné peut réserver une place pour les événements inclus dans le catalogue GuestMe. Les places disponibles, dont le nombre varie selon les événements, sont annoncées 2 jours avant la date du concert. Chaque abonné peut donc réserver sa place dans autant de concerts qu'il le souhaite, et le catalogue est mis à jour tous les jours à 11h11 précises : premier arrivé, premier servi !

GuestMe permet également aux utilisateurs de connecter GuestMe à la plateforme de streaming de leur choix, ainsi qu'à Facebook. En analysant les goûts musicaux de l'abonné GuestMe peut ainsi leur faire des recommandations personnalisées de concerts à voir parmi leur sélection.

GuestMe a déjà conclu des partenariats avec plus d'une quinzaine de salles et d'organisateurs de concerts tels que le MaMA Festival, The Talent Boutique, le Badaboum ou encore le Zig Zag.



C'est quoi l'objectif ?

Pour les deux fondateurs de GuestMe, Guillaume Lalu (ancien directeur général adjoint de l’agence We Are Social, avec 7 ans chez Universal Music) et Julien Bornstein (fondateur de ParisBouge.com), il y a plusieurs objectifs derrière GuestMe :
  • Permettre aux partenaires de remplir leur concert avec des abonnés qualifiés, sélectionnés sur leurs goûts musicaux
  • Permettre aux abonnés de découvrir des artistes qu'ils ne connaissent pas encore
  • Permettre aux abonnés d'avoir accès à des places négociées sur des concerts déjà complets
L'objectif pour la startup ? Séduire 1 000 utilisateurs sur 2017. Cela semble réalisable puisque Jukely, le service américain dont est largement inspiré GuestMe, est un véritable succès dans les villes où il est implanté (9 villes en Amérique du Nord et Londres).

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Les fondateurs Julien Bronstein et Guillaume Lalu

Pourquoi c'est malin :

On ne compte plus le nombre d'abonnements auxquels nous souscrivons tous. Magazines, cinéma, musique, box... la liste est longue. Idéal pour consommer en quantité sans y laisser des fortunes, la formule abonnement ne couvrait pas encore les concerts. Voilà qui est chose faite !

En plus de cela, l'abonnement est le business model rêvé de toutes les startups : une source de revenus récurrents, le paradis ! Si vous nous connaissez un peu, vous savez qu'on y réfléchit aussi... affaire à suivre ;)

Petites précisions tout de même :

  • Le service n'est disponible qu'à partir du 10 Octobre, sur invitation (demandez-en une ici !)
  • Il ne sera disponible qu'à Paris dans un premier temps 
  • Et sur des genres musicaux spécifiques, soit pour le moment : indie pop/rock et électro 
Il ne vous reste plus qu'à vous souhaiter de bons concerts ! Et n'oubliez pas de venir donner votre avis sur les concerts ensuite sur LoveLiveMusic.fr ;) 

[Live Report] Rencontre entre ancienne et nouvelle génération

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Saviez-vous que chez LoveLiveMusic nous avons un don d'ubiquité ? Samedi dernier (le 24 Septembre) nous étions d'un côté aux deux ans du projet JACOB pour une soirée sous le signe de la Techno (article à venir !), et de l'autre à la soirée Rap Français organisée par l'association
Chill & Dope.

Et par Rap Français comprenez "rap en français" : si les têtes d'affiche sont bien les piliers français de la Scred Connexion, la programmation inclut aussi les belges de L'Or du Commun qui ont représenté les couleurs de la Belgique haut la main !

Pour une lecture toute en musique, retrouvez notre playlist à la fin de cet article ! 

Organisée au Théâtre Le Rhône à Valence, la soirée ouvre sur la performance du Grolantoine trio, groupe Lyonnais de hip-hop instrumental et de beatmaking

Grolantoine Trio

Du hip-hop instrumental, c'est quoi ça ? Le groupe le plus connu du genre vous évoquera surement quelque chose : The Roots. Dans le cas de Grolantoine, cela se traduit par la présence sur scène par 3 musiciens en chemise blanche + cravate rouge : une batterie, une basse et un vibraphone.

Un vibraphone ? Petite pause "Le mot du jour" : "Le vibraphone consiste en un cadre rigide surmonté de lames de métal horizontales, sous lesquelles se trouvent des caisses de résonance appelées « résonatrices »." nous dit Wikipédia. En vrai ça ressemble à ça :

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Le vibraphone en action !

Pendant une heure, Grolantoine passent du hip-hop jazzy à des sons aux basses lourdes, en passant par des morceaux plus dansants. Entre deux morceaux instrumentaux, ils sont rejoints sur scène par plusieurs MCs. D'abord Orphé Double H, qui fait office de Maître de Cérémonie pour la soirée et qui offre le micro à un rappeur amateur du public. Ensuite par Atn Satori, qui joue avec eu occasionnellement et avec qui ils termineront le set.

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Grolantoine Trio et Atn Satori
Alors que Grolantoine Trio quitte la scène avec tous leurs instruments, c'est le retour d'Orphée Double H sur scène. Il improvise quelques lignes de rap a capella avant d'être rejoint à nouveau par un autre rappeur amateur. Une parfaite manière d'occuper les transitions ! Et puis il annonce enfin la couleur : ce soir c'est "France - Belgique" et "Moules Frites" pour tout le monde, car les phénomènes qui arrivent ne sont pas français mais bien belges...

L'Or Du Commun :

Impossible de rater l'arrivée en fanfare des 4 membres de l'Or Du Commun et de leur DJ Junior GoodfellazPrimero, Félé Flingue, Swing et Loxley débarquent sur scène remontés à bloc et enchaînent leurs morceaux sans attendre : "MellowMan", "Les Sales Gosses", "Les Daltons"...



Chaque membre du groupe a son style, son flow. Ils occupent la scène, le public est emporté sans difficulté par leur énergie communicative. Les transitions entre chaque morceau, quasiment jouées comme des petites scènettes, et leurs textes très imagés permettent de rentrer dans leur univers facilement même sans connaître le groupe au préalable.

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L'Or du Commun & Roméo Elvis

Ils sont également rejoints sur scène par leur "camarade" (comme ils disent) Roméo Elvis qui se joint à eux pour la durée du concert. Et quoi de mieux qu'un titre de ce dernier pour résumer leur passage sur scène : Bruxelles arrive !

La Scred Connexion :

Après une nouvelle session open mic, avec cette fois un beatboxer en bonus, c'est l'heure d'assister au concert de ceux que tout le monde est venu voir : la Scred Connexion. "Le groupe le plus connu des groupes inconnus" comme ils le disent eux même est de retour sur scène pour le plus grand plaisir du public, qui pour certains les suivent depuis leur création à Barbès en 1998. Ça date ! Et ça explique aussi la diversité dans le public présent, entre jeunots et quarantenaires.


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La Scred Connexion

C'est leur nouveau DJ qui ouvre le bal avec un enchaînement de sons Rap US un peu éloigné du style de la Scred mais qui fait tout de même bien plaisir si on en croit le public. Et c'est ensuite au tour de Korma, Morad et Haroun de faire leur apparition, d'abord par la voix seulement puis ensuite chacun leur tour sur scène. Mokles n'est pas présent sur scène, ce qui peut être expliqué par le fait que la Scred est un collectif et non un groupe : chacun de ses membres a une activité solo, et c'est lorsqu'ils se regroupent qu'ils forment ensemble la Scred Connexion.

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La Scred Connexion en plein classiques !

C'est donc à trois que la Scred enchaîne les morceaux, ceux des albums communs mais aussi des projets solos. Les rappeurs sont beaucoup plus posés que leurs prédécesseurs ce qui ne les empêche pas de maintenir le public chaud bouillant, reprenant en chœur tous leurs titres. Surtout quand la setlist arrive sur les classiques "Partis De Rien" ou encore "Monnaie Monnaie" ! Tous vêtus aux couleurs de la Scred, ils offrent des T-shirts au public qui les arbore fièrement ensuite. On sent dans ce show comme une sagesse des anciens, tout aussi stimulante que la fougue des plus jeunes. Il n'y a qu'à profiter des textes savamment écrits par les MCs... La Scred Connexion, jamais dans la tendance mais toujours dans la bonne direction !


Chill & Dope :

Le dernier groupe incontournable de la soirée n'était pas sur scène mais partout ailleurs : les organisateurs Chill & Dope. Créée depuis Octobre 2015, l'association n'en est pas à son coup d'essai. Regroupant 4 personnes, elle s'est donné une mission : développer la scène musicale sur la ville de Valence (Drôme). Avec un gros faible pour le rap français !


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Si le public avait l'air ravi après le concert, la question est : est-ce que les organisateurs le sont aussi ? La réponse est oui ! Le public est content, les artistes aussi, du coup les membres de l'asso le sont également ! Même si au final lorsqu'on est en coulisse il est plus compliqué de bien profiter du show... Après une organisation de 3 mois et plus de 400 billets vendus, ils ont quand même pu profiter du résultat de leur travail lors du passage de la Scred Connexion !

Si tout s'est bien déroulé c'est que cette soirée était la quatrième organisée par l'association, qui monte en puissance à chaque nouvelle édition : organisant des open mics et des concerts d'artistes de la région à leurs débuts, les voilà déjà à faire venir à Valence des artistes comme LacrapsMani Deiz et la Scred Connexion ! Leurs prochaines envies ? Elles resteront secrètes pour le moment mais pour avoir eu un petit aperçu... on vous conseille de les suivre de près si vous habitez dans le coin !

Une belle soirée organisée par Chill & Dope ! Si vous y étiez aussi, venez donner votre avis sur les concerts ici ! Retrouvez toutes nos vidéos de la soirée sur Instagram .

[Live Report] Jacob : le cap des 2 ans bien fêté

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La Jacob fêtait ses 2 ans, le week-end dernier (24/09). Pour marquer le coup, les organisateurs se sont associés à huit entités et pas des moindres : Len Faki, T47, Milenà, D.Carbone, Ascion, Shapednoise, Gaja et 138.

Jacob est un collectif lyonnais organisateur d'événements techno. Depuis leur création il y a deux ans, le crew connaît une montée en puissance progressive. Leur événement "Jacob 2 Years Anniversary" est d'ailleurs remonté jusqu'aux oreilles des journalistes de Trax, qui ne manquent pas d'en parler.

C'est le Double Mixte, lieu de prédilection des organisateurs de Jacob, qui accueille la soirée. Les artistes de la soirée se répartissent sur deux scènes : difficile de choisir avec une programmation pareille ! C'est d'ailleurs le signe disctinctif des soirées de la nouvelle saison Jacob qui s'ouvre avec cet anniversaire : deux scènes pour encore plus de plaisir !

Main Stage : Miléna, artiste Jacob / T47 / Len Faki

Milenà, artiste du crew Jacob, ouvre le bal et met le public en haleine pour la suite, de 23 heures à minuit et demi. Elle pose sa patte un peu partout en France : Lyon, Paris, Grenoble... Et selon Résident Advisor, en 2010, elle a posé au Brésil !  




Ensuite, c'est au tour de l'anglais Tommy Four Seven, dorénavant basé à Berlin (tous les chemins mènent à Rome, ou au Berghain), de prendre place derrière les platines. Il a notamment enregistré sur CLR (label de Chris Liebing), Electric Deluxe et Stroboscopic Artefacts. Il fait également partie du duo electro experimental These Hidden Hands.

Il laisse sa place à Len Faki, de 3h à 5h30 pour terminer la soirée en beauté. Len Faki est le DJ résident du Berghain (toujours le même !), mais aussi initiateur du label allemand de musique electro Ostgut ton, label connu à Lyon pour ses soirées au Transbordeur ou au Sucre l’année dernière. Bref, il était attendu de pied ferme ! Et il semble qu'il ait été à la hauteur des espérances, en tout cas lui était content :

Repitch Stage : Shapednoise / 138 Live / Ascion / D. Carbone live / Gaja

Une seule scène comme la Main Stage aurait suffit à ravir n'importe quel fan de techno ou d'electro. Mais selon les échos que nous avons eu, la deuxième scène n’était vraiment pas en reste. Un Double-mixte bien énervé, des deux cotés ! 

La Repitch Stage accueillait cinq artistes sur la deuxième scène : D.Carbone versus Ascion, Shapednoise, Gaja, et 138.


L'italien Shapednoise ouvre le bal : on dit de ses sets qu’ils sont intenses, propulsifs et immersifs, que sa techno « affecte chaque sens à la fois, et porte une ombre au-dessus de chaque zone autour de vous », rien que ça ! Shapednoise cherche à allier la complexité du monde physique à celle du monde sonore. Une envie que je considère, personnellement, comme réussie. 

Dans un avenir proche, il collaborera avec de grands noms. Stay tuned, on vous dira tout !

D.Carbone est italien lui aussi, mais il a, à son tour, migré à Berlin. Il a fondé un label récemment, Carbone Records, produisant des sons darks et dynamiques. Les sets de D.Carbone sont sans compromis, valsant de la techno énervée à l'acid, le tout dans une ambiance des raves 90's. 

Pasquale Ascione, aka Ascion, est (jamais deux sans trois) italien et vit maintenant à Berlin (une autre coïncidence ?). Avec son expertise en arts visuels et sa passion pour la technologie, il crée des live à l'image de son univers. C'est lui qui crée les artworks de tous les labels dans lesquels il est impliqué, créant ainsi un aspect visuel fort pour ses releases. Il navigue entre techno, electro, acid, ambiant, dub... pour créer des sonorités expérimentales qui lui sont propres. 

Shapednoise, D.Carbone et Ascion forment à tous les trois le label Repitch, qui donne son nom à leur scène lors de la soirée. 

Ils sont accompagnés de Gaja, signé sur le label Repitch et sur Carbone Records (les labels de... D.Carbone et ses accolytes, vous avez suivi). Gaja ne laisse pas filtrer beaucoup d’informations sur son personnage. Il oscille entre l’Allemagne, l’Italie, la Russie, le Royaume-Uni, ou encore les Pays-Bas...

Et enfin, toujours sur la scène Reptich : le duo 138, composé de Billy Garcia et Nathan Valle. Ils sont fondateurs du label américain TXTRL, basé à Los Angeles. Leurs influences ? Régis, Surgeon ou encore Paul Birken. Leur but ? Approcher la techno des 90's d'un point de vue plus moderne, en y apportant une touche nord-américaine. 

Finalement, c'était comment cet anniversaire ?

Sur le mur de l’événement, entre les traditionnels avis de recherche d’Iphones/Porte-monnaie/vestes et d’autres objets en tout genre perdus, quelques mots (bien affectueux) se glissent ici et là. "C'était juste monstrueux ! Merci", ou encore "Mille merci à tous les JACOB's, j'ai été étonné de la MORD au KAO il y a quelques temps, mais là c'était clairement un niveau au dessus, merci aux artiste de la salle 2 qui m'ont fait rester scotché du début à la fin devant ces magnifique bébé de Funktion one ! Je n'aurais jamais cru entendre de la "techno" aussi énervée ! À la prochaine ! Des bisous."

Les remerciements ne trompent pas, c’est une soirée réussie, un anniversaire fêté comme il se doit, dans les règles de l’art. HB Jacob !

Et pour vous faire une idée, on vous laisse regarder la vidéo : 

[Live-report] Au cœur de L’Ohmway Festival

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Le week-end dernier, nous étions à Cormaranche-en-Bugey, petit village situé dans l’Ain, dans le cadre de la seconde édition de l’Ohmway Festival organisé par l’associationPGCC

Le festival a duré deux jours pour seulement 18 €. Une bonne organisation dont les efforts ont, malheureusement, été un peu gâchés par le mauvais temps.

A notre arrivée vendredi vers 20h, nous sommes accueillis par de gentils bénévoles, très réceptifs à notre besoin de nous installer pour pouvoir (enfin) nous mettre dans l’ambiance. Par chance la pluie s’arrête, ce qui nous permet de poser bagages dans le plus grand des calmes, ou presque : quelques festivaliers déjà bien en forme viennent nous distraire nous aider à planter la tente.
C’est l’heure de se rendre au festival, quelques bières sous le bras. A l’entrée, l’ambiance est détendue : nous attendons tranquillement de récupérer nos pass pour le week-end. Mauvaise nouvelle : le début des concerts est retardé. Un mal pour un bien car nous sommes en retard sur nos prévisions. La sécurité passée, bonjour le Ohmway Festival !


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Le temps est radieux à Cormaranche-en-Bugey

Jour 1 : au milieu des bois

Le spot est cool, nous sommes au milieu des bois, dans un petit bosquet, où l’on peut admirer tous les stands de nourritures et de boissons. Il y a également une petite scène abritée, qui n'accueille aucun artiste pour l'instant, mais qui fait office de Chillout avec des tapis étalés un peu partout au sol.
Nous ne perdons pas de temps et allons voir Wailing Trees avant qu’ils ne terminent leur prestation. Après un contrôle de nos bracelets, nous arrivons sur la scène principale. Plutôt grande par rapport à la taille du festival, la scène est jolie, avec des jeux lumières bien répartis et une estrade mettant bien en avant les artistes. Malheureusement nous arrivons à la fin du concert de nos amis Lyonnais qui sont déjà avec le public, et annoncent l’arrivée de Scratch Bandits Crew.

L’attente est un peu longue, mais les deux DJ arrivent chauds bouillant et nous envoient du Hip Hop US comme on l'aime. Ils ne sont pas très communicatifs avec le public, bien dommage, car tout le monde les attendaient de pieds fermes, tête d'affiche du festival oblige. Au niveau du son pas de grosse surprise, ils ont fait le minimum syndical. Puis ils partent en remerciant rapidement le public. Nous restons un peu sur notre faim. C’est le moment pour nous d’aller se réhydrater : il fait un peu frais mais bon, il ne faut pas se laisser aller. Le prix de la bière (2€) défie toute concurrence, nous en sommes ravis.



Après cette pause plutôt longue en partie à cause du changement de matériel, Brain Damage pointe le bout de son nez sur la grande scène, plus motivé que jamais. Les basses nous font vibrer, les instrumentales nous font danser et c’est l’artiste lui-même qui nous montre la voie. C’est génial cette façon qu'il a de danser devant son contrôleur ! Je suis tellement subjugué que je me rends tout juste rendu compte que la pluie commence à tomber. Malgré cela, Brain Damage a réussi à conserver son public jusqu’à la fin de son set. Chapeau l’artiste !


Encore une fois, la transition entre les artistes est longue, en partie à cause de la pluie. Nous attendons donc tranquillement sous la scène couverte, lieu de rencontre en tout genre. Après une heure de rigolade avec des festivaliers plus motivés les uns que les autres, nous voyons enfin Mayd Hubb arriver sur la scène principale. Première chose qui me vient à l’esprit : pourquoi la mise en place a été aussi longue ? Bref j’ai déjà un apriori sur sa prestation qui n’a pas vraiment été exceptionnelle, de mon point de vue. L’ayant déjà vu par le passé, je m’attendais à quelque chose de nouveau et ce ne fût pas le cas. Pas de chance pour lui, la pluie s’est amplifiée et la scène a commencé à se vider. Ce n’est, décidément, pas sa soirée. Pour ma part, la fatigue commence à se faire ressentir. Je file me reposer dans ma tente pour profiter pleinement de la suite du festival.

Jour 2 : de la musique et de la boue

Je me lève dans la matinée après une bonne/courte nuit. L’avantage de ce temps pourri c’est que tu n’es pas réveillé par la chaleur dès le lever du soleil ! La journée est pleine d’activités diverses : promenade dans le camping (toujours sous la pluie), foot dans la boue, déblocage de voitures embourbées, squats de tentes… Il faut être créatif ! Un peu de son sur le site du festival aurait été sympa mais, on ne va pas trop se plaindre, vu le prix du pass.
En fin d’après-midi, je vais faire un tour sur la scène principale dans le but d’aller voir le groupe Mystical Faya qui éclaircit ce samedi pluvieux. Seulement quelques personnes étaient présentes mais l’ambiance générale était bon enfant et les artistes nous ont régalés malgré tout. Et le mieux dans tout ça c’est que je me suis fait des nouveaux copains \o/ ! A la fin du concert, nous sommes retournés sur le camping, plus précisément sous une grande tonnelle avec du son à environ 200 BPM. Ça choque un peu après du reggae mais bon, ça valait le détour : une cinquantaine de personnes de tout genre et dans tous les états, avec la rigolade comme maître mot.

Je n’ai pas vu le temps passé et c’est seulement vers minuit que je me suis rendu compte qu’il fallait que je me bouge pour aller voir Kardinal. La pluie s’est arrêté mais la boue est bien là : je m’en rends bien compte sur le chemin du festival où j’évite plusieurs chutes. Bon ok, la bière ça n’aide pas... J’arrive sur le site du festival, et me rends directement sur la grande scène.  Ils l’ont entièrement remodelé pour l’occasion, avec un super VDjing beaucoup plus adapté à la programmation de la soirée allant de la techno au hardcore. Etant très friand de Kardinal et de son style, j’ai beaucoup apprécié son live qui était très cohérent et accessible. Les gens dansent tranquillement comme hypnotisés par ce que dégage la scène. Le temps passe vite…


C’est maintenant le tour de Jacidorex, qui repart sur les mêmes bases musicales que son prédécesseur. Il ajoute à ça une touche Acid correspondant bien à son style. Le BPM augmente au fur et à mesure de la soirée pour le plus grand plaisir des festivaliers. Mais la pluie fait son grand retour, j’espère profondément que c’est seulement de passage car des torrents nous tombent dessus ! Cela refroidit l’ambiance générale. Pas mal de gens quittent la scène pour aller s’abriter. Je fais de même à la fin de la prestation de Jacidorex. La fatigue commence à se faire ressentir après deux jours de fête, de pluie et tout ce qui s’en suit…


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Les jeux de lumières et le VDjing de samedi soir

Mais il est hors de question de rater Mr Gasmask, un des artistes dont on m’a le plus parlé ce weekend. Les BPM vont encore augmenter d’un cran, on passe à la Core. Dès son arrivée, je retourne devant la grande scène, un peu en mode warrior je l'avoue, car il pleut toujours des cordes et il fait froid. Danser ça réchauffe, n'est-ce pas ? Sur un rythme aussi rapide, ça peut très vite ressembler à du n’importe quoi. Du coup, à bas les jugements. Les gens dansent et se regardent en souriant, c’est ça l’ambiance festival et l’effet Mr Gasmask !

Voilà comment c’est terminé mon week-end à l’Ohmway. Finalement, la pluie a porté préjudice au festival mais l’ambiance générale était bonne, l’organisation a fait du bon boulot. Quelques transitions entre les artistes parfois un peu longues, mais rappelons-nous que ce n'était que la deuxième édition du festival. Pour conclure : à refaire !

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